ND3P - Dimanche 7 octobre 2012


A la question des pharisiens venus l’interroger pour le mettre à l’épreuve, précise St Marc, Jésus les renvoie à la loi prescrite par Moïse. Celle-ci prévoit en effet, un acte de répudiation permettant à un mari de renvoyer sa femme. Mais, Jésus précise : ‘C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi ». Puis, Jésus leur rappelle le projet de Dieu au commencement du monde.

Le créateur pressant qu’il ‘… n’est pas bon que l’homme soit seul’ décide de ‘… lui faire une aide qui lui corresponde […] il forma une femme et il l’amena vers l’homme’ ; ajoutant : ‘A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un’ Puis Jésus en tire cette conclusion : ‘Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas’.

Enfin dans ce même Evangile, alors qu’on présente à Jésus des enfants pour les lui faire toucher, Jésus se fâche contre ses disciples qui veulent les écarter en demandant de ‘laissez les enfants venir à Lui’.

Voilà chers amis, frères et sœurs, l’essentiel de l’enseignement de Jésus qui fonde le mariage chrétiens tel que l’Eglise le célèbre depuis des siècles. Il est bon de se le rappeler au moment où certains lobbies veulent dénaturer ce qui fonde le mariage et la famille. Le projet consiste en effet, à transformer le mariage pour l’ouvrir à des situations nouvelles au nom d’un soi-disant ‘droit à l’égalité’ qui oublie le droit des enfants de naître et grandir avec un papa et une maman. Cet enseignement de Jésus que nous recevons comme une Parole de Dieu, prend un relief particulier alors que des élus sous la pression de ces mêmes lobbies, qui avec la complicité de certains médias, s’apprêtent à faire légaliser des situations contre nature. Il est même prévu de modifier le vocabulaire de la famille puisque sur les livrets de famille, il ne sera plus fait mention de ‘père’ ou ‘mère’, mais de ‘parents’.

Comme l’affirme le Cardinal André Vingt Trois, archevêque de Paris au sujet d’un éventuel référendum sur ces questions : « Il n’est pas sain de mettre aux voix ce qui est bien, ce qui est mal … »

« Faudra-t’il descendre dans la rue pour se faire entendre ?... » s’interroge l’évêque de Bayonne, Mgr Marc AILLET !... Il est sans doute prématuré de prendre une telle décision ; mais pas trop tôt pour y penser si, le moment venu, il devenait nécessaire de s’engager avec courage pour réaffirmer dans la charité, cette vérité universelle : la vie est donnée par l’union d’un homme et d’une femme. C’est un bien fondamental garant de l’équilibre d’une société et de son avenir.

Les évêques de notre région apostolique nous invitent à réfléchir dans un communiqué que je vous livre ici :

« La légalisation de l’ouverture du « mariage » aux personnes de même sexe et de l’adoption qui s’ensuit, est un projet qui suscite de multiples prises de position, relayées par les médias. Cette éventuelle légalisation changerait radicalement la signification du « mariage ».

Devant les vives inquiétudes et les interrogations que nous entendons rencontrées […], nous estimons urgent qu’un vrai débat soit suscité et organisé. Un débat digne de l’intelligence humaine, où le dialogue permet qu’ensemble nous cherchions la voix de la raison pour le bien des personnes. Un débat respectueux de chaque personne, des adultes bien sûr mais aussi des enfants. Un débat qui prenne donc en compte de façon « primordiale » le respect des droits des enfants. Un débat serein qui ne soit pas enfermé dans la dialectique fallacieuse rétrograde/progressiste. Un débat réfléchi qui permette à chacun de mieux comprendre la civilisation qui nous porte, et notre responsabilité dans l’édification de la civilisation que nous choisissons délibérément de laisser à la jeune génération. »

En se joignant aux évêques de notre Région Apostolique, Mgr Castet invite les catholiques de notre diocèse et les personnes qui veulent réfléchir sereinement sur cette question, à se saisir du document que vient d’écrire le Conseil Famille et Société, de la Conférence des Évêques de France : « Élargir le mariage aux personnes de même sexe ?... Ouvrons le débat !... » Ce document ne prétend pas aborder tous les aspects du problème sociétal – grave – que soulèverait une éventuelle légalisation du « mariage » entre personnes de même sexe, et de l’adoption d’enfants qui s’ensuivrait. Il situe simplement différents enjeux dans le souci du bien commun.

Enfin, écrivent les évêques : « Nous demeurons attentifs pour aider et encourager les familles, cellules fondamentales de la société, et leur mission éducative si importante. La raison humaine sait reconnaître la signification profonde et spécifique de la condition sexuée de l’être humain : rien n’est équivalent à l’union de la femme et de l’homme, dont l’institution a pour nom « mariage » ; celle-ci fonde la famille. La foi en Dieu confirme cette signification ».

Ce matin, à la lumière de l’enseignement de Jésus répondant à ceux qui veulent le mettre à l’épreuve, puissions-nous nous émerveiller de l’œuvre de Dieu, créateur et maître de l’univers.

Contemplons la beauté de l’homme et de la femme, telle qu’il les a voulus, non pas dans un droit à l’égalité, mais dans une différence qui les enrichit pour la beauté de l’humanité.

Contemplons l’œuvre du créateur qui a voulu donner à l’homme, l’aide qui lui corresponde afin de le tirer de sa solitude et pour qu’avec sa femme, ils ne fassent plus qu’un.

Contemplons également la beauté de la vie qui naît de leur union, leur donnant ainsi de collaborer à l’œuvre du créateur.

En nous rappelant que par le baptême en son Fils Jésus, nous sommes devenus ses enfants, nous rendons grâce à Dieu de pouvoir le prier en lui disant ‘Notre Père’. C’est pour cette raison, précise le Livre des Hébreux dans la 2ème lecture, que ‘Jésus n’a pas honte de nous […] appeler ses frères’.

Chers amis, frères et sœurs, puissions-nous joindre notre voix à celles de tous ceux qui affirment qu’un enfant a besoin de l’amour d’un père et d’une mère pour s’épanouir et assumer son identité d’homme ou de femme. Puissions-nous ressembler à cet enfant que Jésus fait venir devant lui en nous invitant lui ressembler afin d’avoir accès au Royaume de Dieu. Comme chaque dimanche, il veut nous embrasser de l’amour du Père, nous bénir et nous imposer les mains pour que l’Esprit Saint nous libérant de tout endurcissement du cœur, nous conduise dans une vraie rencontre avec Dieu !...